C.Q.F.D. (Ce qu'il nous faut… découvrir)

De nombreuses études le prouvent  : un marché public ne nuit en rien aux commerces environnants, bien au contraire, il leur aide. Il est important de dire que les commerçants n’ont pas le temps, ni les ressources, pour créer des évènements de ce genre dans leur cour. Ils sont déjà fort occupés à mener leur barque à bon port. Lorsqu’il s’agit des métiers de bouche, il faut aussi mettre en perspective le fait qu’un marché public n’a pas pour objectif de combler tous les besoins en alimentation. Loin de là.
Le marché est une place d’affaires pour des producteurs et des producteurs-transformateurs qui font des produits de créneaux, autrement dit des produits d’artisan, en petites quantités, et qui doivent se distinguer des produits commerciaux.
Les clients du marché vont aussi dans leur grande épicerie chercher tout ce dont ils ont besoin pour leur quotidien. Ce qui représente des dépenses plus importantes que ce qu’ils n’achèteront jamais au marché. Par ailleurs, aujourd’hui, le client du Marché est celui qui a fait un choix alimentaire réfléchi et souhaite du même coup soutenir des valeurs sociales, environnementales, gastronomiques. C’est bien souvent la même personne qui fait ses courses dans une grande surface et qui, par gout, ajoute à son ordinaire un ou deux produits de créneau. En somme, le marché, en attirant une clientèle nouvelle dans une ville ou un village, apporte de la richesse aux commerces locaux. Samedi dernier, trois mille personnes sont passées au marché d’été de Val-David. Elles seraient allées ailleurs si le marché n’avait pas existé.
Lorsque les marchés offrent des en-cas aux clients, bien souvent à leur demande, ils ne font que préparer le terrain aux restaurants alentour. Un client qui mange une viennoiserie ou un sandwich au marché se retrouve bien souvent une heure plus tard installé sur la terrasse d’un restaurant voisin, trop heureux de se faire servir un vrai repas, tout en prenant un verre de vin ou une bière. Le marché n’a fait que le mettre en appétit ! Le commerce est fondé sur l’idée du partage. Travaillons avec les marchés publics, ils sont là pour aider au développement économique de notre milieu.
Diane Seguin

Partagez dans vos réseaux!

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur google
Google+
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Partager sur email
Email
Retour haut de page