Un plus un, égale trois

Un gestionnaire de marché déplorait cette semaine que septembre, qui est un beau mois pour l’abondance dans les marchés, soit aussi celui où la clientèle baisse et où certains producteurs quittent le fort.
À chaque année, après la Fête du Travail, nous avons de la difficulté à garder notre monde malgré les nouvelles récoltes. Moins d’exposants, moins d’achalandage. À l’inverse : moins d’achalandage, moins d’exposants … C’est un cercle vicieux duquel il est difficile de sortir. En plus (,,,) il y a le temps frais qui commence. S’il y en a parmi vous qui ont des solutions à proposer, elles seraient appréciées…
Il n’est pas le seul à constater ce phénomène. Val-David reste le château-fort de la résistance, de la fidélité des clients et des producteurs. Pourquoi ? Parce que les clients achètent et continuent à venir en grand nombre. Donc, les producteurs restent.
Les clients nous demandent dans les marchés de prolonger nos saisons. Je pense aux marchés qui se terminent fin aout ou début septembre. Oui, on est à un moment de maturité pour tous les produits maraichers. La viande et la volaille sont assaisonnés aux herbes du pré, parce que les animaux ont pour la plupart passé l’été en pâturage. Les produits transformés sont savoureux, parce que préparés avec les nouvelles récoltes. Mais, on le constate de façon générale, la clientèle baisse avec la température. Pourquoi ? Le retour à l’école ? Le retour au travail ?
Pourtant, ce serait le meilleur des moments pour cuisiner et se faire des réserves. Préparer d’avance les lunchs des enfants, se faire quelques mijotés pour le mardi soir quand on rentre tard du travail. Et qu’on est débordé(e). Pour le vendredi soir, on n’aurait qu’à se réchauffer un plat bien fait, cuisiné le dimanche précédent. La grande détente !
C’est sur, il y a aussi tous les festivals d’automne, fêtes de villages et de villes, évènements spéciaux qui dispersent et distraient la clientèle. En même temps, ces évènements qui rassemblent des quartiers sinon le village au complet, c’est très important. La solution ?
Elle viendra de vous, chers client. il faut cuisiner, être fidèles aux rendez-vous des marchés, amener des amis, changer ses vieilles habitudes, choisir ce qui vient de chez nous. C’est meilleur et c’est tellement…meilleur! C’est à vous, producteurs, de demeurer au poste jusqu’à la fin, même si les revenus sont moindres. Clientèle oblige ! Et c’est à nous, les gestionnaires de marchés, de redoubler d’efforts pour attirer les gens, beau temps, mauvais temps. De mettre en valeur les produits offerts et surtout de faire comprendre à tous, à quel point acheter dans un marché public à proximité est un privilège, une chance unique d’accéder à la qualité, à la fraicheur, à la diversité et des aliments traçables. Je reviens sur la question : S’il y en a parmi vous qui ont des solutions à proposer, dites-les moi. Je les répéterai à tout le monde !
Diane Seguin

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