Une véritable économie de marché

J’ai lu avec grand intérêt un article dans la revue «L’Actualité » intitulé «Bien manger sans se ruiner», du journaliste Marc-André Sabourin.*
Je me permettrai de vous en citer des passages, car l’auteur a manifestement effectué une recherche sérieuse sur le sujet. D’entrée de jeu, il constate que le panier d’épicerie a augmenté à chaque année depuis 3 ans. Mais on nous annonce constamment des rabais : cherchez l’erreur ! Voici une partie de la réponse : «Il suffit d’ouvrir un cahier publicitaire (…) pour constater que les réductions de prix s’appliquent la plupart du temps aux produits transformés où le sucre et le sel arrivent rapidement sur la liste des ingrédients.»
Le journaliste s’est penché sur le concept«Frigo», à Limoilou, où le consommateur peut aller acheter ses denrées à meilleur prix. Pourquoi ? Parce que l’entreprise saute l’étape de distribution. La filière est directe entre le fournisseur et Frigo. L’auteur nous donne ensuite d’autres façons d’économiser pour son alimentation. Cet article m’a tout de suite connecté sur les marchés publics. Comme on dit dans le jargon d’usage : « les circuits courts de vente ». Quand on dit «circuit court», on parle de la vente du maraîcher ou de l’éleveur directement au client. C’est ainsi qu’en pleine saison, les prix dans les marchés sont plus que concurrentiels, surtout si l’on tient compte de la fraîcheur des légumes et des petits fruits (lesquels se conservent beaucoup plus longtemps), des volailles qui ne rétrécissent pas à la cuisson, des viandes qui n’ont pas tourné au gris après 2 jours au frigo. C’est ça, la plus value que vous offre votre marché public : la qualité du produit, sa fraîcheur, sa traçabilité. Il est intéressant aussi de remarquer que pour les experts cités aussi dans l’article de M. Sabourin, le secret pour bien se nourrir, à bon prix, pour se «nourrir-santé», consiste à contrôler ses ingrédients : « à prendre le temps de chercher et d’essayer de nouvelles recettes. Et bien sûr, il faut prendre le temps de cuisiner.» Je vous invite donc à lire cet article en entier. On y apprend beaucoup sur la bonne façon de s’alimenter.
Diane Seguin
Initiatrice du marché de Saint-Lambert
Présidente de l’Association des Marchés Publics du Québec (AMPQ)
* in L’actualité, août 2016, page 26.

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