O Sole mio…

L’Italie possède une tradition culinaire millénaire. C’est un fait connu, l’économie régionale italienne repose encore aujourd’hui sur ses milliers de petits producteurs artisans. Grâce à eux, les villages peuvent se nourrir à bon compte et avec des produits de qualité. Les échanges collectifs, d’un jardin individuel à l’autre, d’une cuisine à l’autre, font en sorte que le cercle économique régional profite de l’expertise et du talent de chacun, pour le bénéfice de l’ensemble.
Autre considération importante : le Global Report on Food Tourism, un rapport substantiel publié par le Word Tourism Organisation (UNWTO) nous confirme que la très grande majorité des voyageurs aujourd’hui placent l’expérience gastronomique en tête de leurs priorités quand il s’agit de choisir une destination.
Leurs critères dominants sont : une aventure gastronomique captivante, la recherche de la spécificité culinaire d’un pays, d’une ville, d’un village. Les touristes d’aujourd’hui veulent découvrir des restaurants qui servent une cuisine authentique. Ils choisissent avant tout des routes gourmandes, des marchés publics de terroir, bref, une expérience vraie quand il s’agit de se nourrir.
Ainsi, au Journal de France 2, le présentateur David Pujadas annonçait cette semaine que «le maire de Florence, Dario Nardella, impose au moins 70% de produits toscans dans tous les nouveaux restaurants ou commerces de la Ville de Florence. D’autres villes italiennes souhaitent s’en inspirer.» Florence reçoit chaque année… 16 millions de touristes ! Un chiffre qui incite à soutenir et mettre en valeur un patrimoine gastronomique capable d’attirer autant de visiteurs.
Ce qui est en cause, c’est l’engagement politique d’un maire et d’une ville qui assure ainsi un marché durable à ses petits artisans. Ceux-là même qui ont construit le patrimoine culinaire de Florence (et cette réputation qui attire tant de visiteurs) et qui doivent lutter aujourd’hui contre l’invasion des multinationales de la bouffe industrielle et autres consortiums du fast food. Un geste courageux, exemplaire, s’il ne devient pas extrémiste. Nous pourrions dire : protéger l’authentique contre les imitations. Utopique ? Non. Parce que ce projet, à Florence, devient une loi. J’entends d’ici les chefs crier au food cost exorbitant, et les clients au prix plus élevé de la facture. En réalité, je serais surprise que Florence perde des visiteurs parce que la Ville mise sur ses valeurs culinaires les plus originales.
D’autres ne tarderont pas à s’inspirer de cette vision. Mais, bien sûr, il faut un réel désir de travailler avec les produits de sa région. N’empêche, nous, qui aimons les marchés, cette loi nous fait rêver…
Diane Seguin


Le gagnant du panier Desjardins du 9 juillet est M. Denis Labbé, de Morin Heights. Félicitations !
Le Panier «Desjardins» des producteurs revient chaque semaine. Faites vos achats au marché et passez à l’accueil remplir un coupon de tirage vous donnant droit à des bons d’achat d’une valeur de 75$. Les membres de Desjardins, notre partenaire, peuvent obtenir 25$ supplémentaire en présentant leur carte guichet. Le tirage a lieu tous les samedis à la fermeture du marché.
Consultez le PDF de Feuille de chou de MIRABEL du 15 juillet 2016

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