La table des uns, les jardins des autres!

La table des uns, les jardins des autres!

C’est ce qui se passe dans une région du Québec qui est chère à mon enfance qui me fait réagir cette semaine. Le fait que la cours du Québec rende un jugement défavorable à la table champêtre de la ferme Au goût d’autrefois de l’Île d’Orléans nous rappelle à quel point il est difficile pour les producteurs de passer de la table à l’action. Et dans leur cas de faire d’une table deux coups car ce qui leur sera maintenant interdit de faire, c’est de tenir une activité de restauration en zone agricole. Ne transforme pas qui veut au Québec, qu’on se le dise.
Je rencontre chaque semaine de ces gens bien placés pour le savoir et j’en fais partie à mes heures. J’imagine que nous partageons une certitude commune, celle de bien faire les choses et d’être les précurseurs de retour à des pratiques perdues ou des innovations qui un jour rangeront certaines lois au rayon des anachronismes.
Cette semaine, le marché de Val David sera une occasion pour la famille de faire le plein de nourriture fraiche, de sourires et d’idées à ramener en ville. Notre dernier passage fut l’occasion de s’intéresser de plus près aux champignons. Il y a bien sûr ceux des champs, des boisés et des marchés, il y aura peut-être les nôtres cet automneL’entreprise Violon et Champignons qui produit et en distribue diverses espèces a eu la bonne idée de vendre au marché des kits « faites-le vous-mêmes». Alors on a 2 rondins de chêne, du mycélium de pleurotes de l’orme sur douilles de bois franc et de la cire d’abeille. Avec fiston on a monté le tout avec les indications de Pierre Leblanc et voilà une belle expérience qui commence. Outre les « Papa c’est long, j’ai faim… » et les limaces, j’imaginais que l’on aurait pas trop de problèmes avec la loi, l’ordre sociale et nos champignons…réaction d’un voisin «Eurk! Tu ne mangeras pas ça? » et du e-mail d’un autre qui me renvoie une mise en garde du MAPAQ sur la culture domestique des champignons…
Comme quoi la Culture de l’agriculture est fait de grandes luttes…et de très petites bûches!
Pierre Provost
fermeurbaine.org

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