Allons enfants de la Patrie… ou rendons à César…

Marché de Saint-Lambert du jeudi 14 juillet 2016 – Puisque c’est le 14 juillet, un petit coup de chapeau à la gastronomie française est indispensable. Car, d’aussi loin que je me souvienne, le nec plus ultra au Québec a été d’aller manger dans un restaurant «français». Depuis, les Québécois ont beaucoup voyagé, notamment en France, mais en ayant toujours présent à l’esprit que la nourriture et ses produits d’origine sont au premier plan d’un beau voyage, surtout au pays de l’égalité, de la fraternité et de la liberté.
Au fil des ans, j’ai fait des routes de marchés publics dans les villages des différentes régions de France, du nord au sud, de Quimper en Bretagne au village de Barcelonnette, en Haute-Provence. J’ai trouvé partout des producteurs exceptionnels, des produits de grande qualité, des clients exigeants, qui aiment cuisiner et qui ne veulent que le meilleur dans leur assiette.
Pensons simplement aux fromagers. Quelle expertise, quelle richesse et quel… florilège d’odeurs ! Pensons aussi aux incroyables charcutiers, aux boulangers fabuleux, aux pâtissiers, véritables magiciens, aux milliers de produits fermiers sur les étals, plus séduisants les uns que les autres.
Quand, jeunes étudiants il y bien longtemps, lors de notre premier voyage en Europe, on s’assoyait sur un banc public avec une baguette, un saucisson et un peu de pâté, Seigneur! C’était si savoureux, si extraordinairement bon qu’on avait l’impression de découvrir les vraies affaires ! Et Dieu qu’on était heureux !
Bien sûr, tout cela a changé, là-bas, comme le reste du monde. On ne s’attardera pas aux scandales alimentaires et aux tricheries. Malgré cela, je ne peux que continuer à admirer la passion des Français pour la nourriture. Parlez cuisine avec un Français et vous avez des sujets pour la journée. Et c’est ce qui fait le génie de la France. Il y a toujours, partout dans l’Hexagone, des fous de la cuisine, des gens pour qui prendre le temps de manger est un art de vivre. Il vont s’attabler au bistro du village comme pour une cérémonie sacrée, quand on leur sert des assiettes débordantes de cèpes cueillis dans le bois à côté, des légumes à peine sortis du potager voisin, un poulet si doré et si parfumé qu’on en a les larmes aux yeux de bonheur.
Au Québec, depuis quelques décennies, on a aussi cultivé l’art du bien manger. Cette passion que nous avons des bons produits et de leurs principaux points de ralliement, les marchés publics, est un héritage en grande partie français. On a de jeunes et moins jeunes chefs ici, qui nous proposent maintenant une cuisine bien à eux, identitaire, conçue à partir des produits de notre terroir. On a des fromagers, des éleveurs, des volaillers, des transformateurs créatifs et inspirés. On a des marchés publics authentiques, des marchés de qualité, où on essaie de trouver toujours le meilleur. Au fond, le 14 juillet, n’est-ce pas aussi un peu notre fête, gastronomes amis ? Bonne fête aux enfants de la patrie !
Diane Seguin
Initiatrice du marché de Saint-Lambert
Présidente de l’Association des Marchés Publics du Québec (AMPQ)


Le Panier TD des producteurs
Faites vos achats au marché et en quittant, passez remplir un coupon à l’accueil. Vous courez la chance de gagner pour 50$ en bons d’achats au marché! Le tirage au sort a lieu tous les jeudis à la fin du marché. La gagnante de la semaine dernière est: Betty Poulton, de Saint-Lambert. Félicitations!
Consultez le PDF de Feuille de chou du 14 juillet 2016

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